« Loi Travail » : un protocole d’accord signé dans le Cantal !

Pendant plusieurs mois, les salariés, les jeunes se sont massivement mobilisés dans l’unité pour contester « la loi Travail » (loi El Khomri). Malgré un désaccord qui ne s’est jamais démenti, une majorité de français et à défaut de majorité parlementaire, le premier ministre Manuel Valls a utilisé par trois fois, le 49-3, pour imposer son projet qui fut promulgué le 8 août 2016.

Cette « loi minoritaire » est aujourd’hui toujours contestée, car elle engendre précarité, facilite les licenciements, affaiblit le Code du Travail… Pour preuve les premiers effets se font déjà ressentir dans les entreprises.

Un protocole d’accord vient d’être signé par la CFDT dans une entreprise cantalienne. A la lecture de ce protocole on se rend vite compte des « vertus » de la loi de travail et de ce que vont vivre ces salariés (5 coupures par jour, variations des heures de travail sans reconnaissance en heures supplémentaires…)

Ainsi, l’accord d’entreprise pourrait devenir la règle et conduirait à des remises en causes majeures : majoration de 10% des heures supplémentaires (au delà du temps de travail hebdomadaire, et non du temps de travail quotidien) au lieu de 25%, allongement du temps de travail, remise en cause des 35 heures, baisses des salaires.

Sous prétexte de préserver ou développer l’emploi, un accord d’entreprise peut s’imposer au contrat de travail y compris en matière de rémunération et durée de travail !

Parce qu’elle est novice, la loi travail doit être combattue dans l’entreprise et il faut agir pour obtenir son abrogation !

La CGT sera de ceux qui défendent réellement les salariés!

C’est l’occasion pour réaffirmer notre opposition à cette loi de recul social, et de réactiver le débat autour des propositions de la CGT pour un vrai droit du travail progressiste !