Hommage au « père » de la Sécurité Sociale

C’est un très bel dommage qui a été rendu à ce grand Monsieur, ouvrier métalo, qui fut syndicaliste CGT, puis homme politique français d’abord élu député communiste, avant d’accéder, au sortir de la seconde guerre mondiale, aux fonctions gouvernementales de Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale.

Le 26 avril 2019, c’est à l’initiative de l’Institut d’Histoire Sociale CGT du cantal, de la Municipalité de Vic-sur-Cère, et du centre Maurice Delorts qu’ont été organisées des manifestations à la mémoire d’Ambroise Croizat, père fondateur de notre belle et grande institution qu’est la Sécurité sociale. Désormais, le parc du centre Maurice Delort porte son nom, sachant qu’en 1947, il avait honoré de sa présence, en tant que membre du Gouvernement, la cérémonie d’inauguration de la Maison de repos et de convalescence de Vic-sur-Cère.

Cette journée du 26 avril 2019 a été notamment marquée par la présence de Pierre Caillaud-Croizat, petit-fils d’Ambroise, dont le discours prononcé à cette occasion n’a pas manqué de susciter de vives émotions.

Mais rappelons-nous qu’Ambroise Croizat, ce n’est pas uniquement la Sécurité sociale, c’est également le système de retraite par répartition, la médecine du travail, les conventions collectives des entreprises privées, les comités d’entreprise et leurs œuvres sociales, la réglementation sur les heures supplémentaires… Alors oui, cette grande oeuvre, qui semble aujourd’hui relever d’un autre monde, méritait bien un hommage. Il est hélas à déplorer que, sur l’ensemble de notre territoire, les moyennes et grandes villes n’aient pas suffisamment dédié une de leurs places ou boulevard à ce grand homme que fut Ambroise Croizat, grand oublié entre autres des manuels scolaires !

Mais le plus bel hommage que nous puissions lui rendre à présent est de nous battre, tous ensemble, pour RECONQUERIR cette Sécurité Sociale qu’il avait tant désirée – alors que la France était en ruines – et qu’il a construite avec 5 millions de Cégétistes, autour de valeurs fortes, qui malheureusement se diluent dans le temps : nous parlerons bien sûr de solidarité nationale, du pouvoir « vivre sans l’angoisse du lendemain », de prévention des risques sanitaires, professionnels et familiaux, d’accès à la santé pour tous, de frein aux souffrances sociales, aux exclusions sociales, aux inégalités sociales, à la pauvreté…

Article de l’Actu’retraités 15 (journal de l’Union Syndicale des Retraités CGT du Cantal)

juillet 4, 2019