Agent-es publics : 2018 année décisive !

En ce début d’année les coups pleuvent contre les agents de la fonction publique : gel du point d’indice, rétablissement du jour de carence, dégradation des conditions de travail du fait de l’accumulation des suppressions de poste…

Avec le Comité d’Action Publique (CAP) 2022 le gouvernement compte aller encore plus loi. Les annonces prévues en avril s’annoncent dévastatrices : suppression de postes à un niveau sans précédent, casse du statut avec un recours encore plus massif aux contractuels, baisse des traitements au moyen d’une soi-disant rémunération « au mérite », abandon de missions, externalisations, privatisations…

« Le 22 mars: début de la contre-offensive pour un avenir meilleur »

Après s’en être pris au Code du Travail, et avant de s’attaquer à notre système de retraites (une « réforme » est annoncée pour 2019), le gouvernement des riches veut en finir avec les services publics et la fonction publique.

Comment croire leur baratin sur la dette publique quand ils se permettent dans le m^me temps de rendre 3,5 milliards d’euros par an aux plus fortunés (suppression de l’Impôts de Solidarité sur la Fortune ISF) ou de distribuer des dizaines de milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises (crédit d’impôts pour la compétitivité et l’emploi CICE) sans aucun effet sur les créations d’emplois ? …

« Nous devons mettre à ce pillage avant qu’il ne soit trop tard! »

BFM-TV et consorts répètent en boucle « qu’il n’y a pas d’alternative » et que nous devons accepter le sombre avenir qu’ils nous préparent.

« Peine perdue car nous avons été massivement en grève et dans la rue hier. »

Après les personnels des EHPAD et les retraités, avant les grandes grèves qui s’annoncent à la SNCF, à la RATP ou encore à Air France, et alors que les luttes se multiplient dans les entreprises privées (à Aurillac les salarié-es de QUALIPAC se sont mobilisés pendant 6 jours la semaine dernière pour des augmentations de salaire), nous devons saisir l’occasion de construire le rapport de force qui fera reculer ce gouvernement.

Comment faire pour prolonger la mobilisation du 22 mars ?

  • En se rapprochant du syndicat CGT de ton secteur pour te tenir au courant des initiatives à venir et aller à la rencontre de tes collègues de travail pour grossir les rangs jusqu’à la victoire. Si tu n’as pas de syndicat CGT dans ton secteur sache que l’Union Départementale (UD) des syndicats CGT du Cantal a créé un collectif fonction publique pour que chaque agent public du Cantal ait accès à l’information syndicale. Tu peux contacter ce collectif en écrivant à fonctionpubliquecgt15@gmail.com, ou sur la page Facebook « CGT 15 » ou en téléphonant au 04 71 48 27 89. 
  • En préparant dès aujourd’hui les élections des représentant du personnel du 6 décembre 2018.

5,4 millions de fonctionnaires voteront ce jour-là, donnant un poids considérable à ce scrutin professionnel. Il est primordial que partout se construisent des listes d’agent-es publics déterminés à défendre le monde du travail.

Par un vote massif pour les syndicats les plus combatifs, et la CGT en particulier, les agent-es publics se doteront non seulement de représentant-es pour les défendre au quotidien mais enverront également un signal fort au gouvernement :

« Nous sommes nombreux et déterminés pour mettre en échec vos projets de précarisation de l’ensemble de la société ! »

Vive la grève du 22 mars ! Vive le service public et ses agent-es ! Tous ensemble jusqu’à la victoire !

mars 23, 2018